Tableau de bord

Vous n'êtes pas connecté

Se connecter

Débattre à la loyale devant une foule en délire

Pour ou contre l'avortement ?

photo ballerine

VS

photo Kitu
ballerine   Kitu
Informations sur ce débat

Catégorie :

Taille :

Niveau

Date de création :

Date de fin :

Philosophie

20000 caractères

3.33 / 5

2012-08-27 23:04:25

2012-08-29 00:13:36


ballerine, le mardi 28 août 2012, en 632 caractères.

Alors que l'on recense environ 220 000 IVG en France, nombre stable voire en légère hausse depuis la loi Veil qui en 1975 a autorisé l'IVG dans un cadre légal, le débat sur l'avortement est toujours aussi vivace . En effet, comment expliquer que, depuis plus de 35 ans, alors que les moyens de contraception se sont multipliés, il y ait toujours autant d'IVG ? De quels mécanismes psycho-affectifs résultent les IVG ? Pourquoi ne pas respecter la vie dès sa conception ? N'y a-t-il pas une dérive entre un nombre toujours aussi élevé d'IVG et par ailleurs, la PMA (procréation médicalement assistée) qui ne cesse de se développer ? 

Kitu, le mardi 28 août 2012, en 698 caractères.

Déjà en cas de viol un avortement s'impose, je pense qu'on sera d'accords sur ça. Alors il faudrait savoir sur les 220 000 IVG combien de viols ça comporte.

Pour ma part les femmes doivent rester libre de leur corps, si elle ne veulent pas d'un futur enfant avec le partenaire sexuel qui les a fécondé, ou même qu'elle ne veulent pas d'enfant tout court, pourquoi les contraindre à accoucher d'un enfant qu'elles ne désirent pas ?

Après on peut discuter du remboursement sécu. Il est vrai qu'une femme qui avorte plusieurs fois car elle n'utilise pas la contraception est un poids financier pour la sécurité sociale. Nous pourrions donc dans certains cas soumettre la patiente à payer son avortement.

ballerine, le mardi 28 août 2012, en 5187 caractères.

Alors, en cas de viol, un avortement ne s'impose pas, non. Certes, j'imagine que c'est souvent la seule alternative,  mais c'est pas si simple de dire on va avorter et basta. L'avortement est un traumatisme aussi...cela dit, ce cas reste très rare et on ne peut pas avoir un avis tranché à ce sujet. Je préfère recentrer le débat sur les avortements "classiques" : pas de contraception le plus souvent (un oubli ou une absence de contraception) dans un rapport consenti.

Donc, je vais reprendre le fil de mes questions. Tu es d'accord que les moyens de contraception ne manquent pas aujourd'hui, et que toute femme (et homme) a à disposition un moyen qui lui convient.  Faisons le récapitulatif : la pilule, le préservatif, le préservatif féminin, le stérilet, l'implant, l'anneau, le patch, la cape cervicale, le diaphragme, les progestatifs injectables, spermicides, la contraception d'urgence (pilule du lendemain, qui maintenant est active jusqu'à 5 jours après le rapport) et pour finir, radical mais possible : la ligature des trompes ou la vasectomie. Donc qu'on ne vienne pas me dire que l'on manque de moyens ! Je pense que le coeur du problème est l'insouciance des gens à ce sujet. Je ne pense pas qu'il y ait de profil type de la femme qui avorte, mais que ça arrive à tous âges. On estime qu'environ 40% des femmes y ont recours une fois au moins dans leur vie. Les raisons de ces nombreux avortements sont en fait multiples. Certaines femmes oublient la pilule et ne sont donc plus protégées. La pilule est un moyen efficace mais au moindre oubli, la protection n'est plus là. Malheureusement, les autres moyens de contraception sont peu connus, et souffrent de nombreux a priori. Le stérilet, par exemple, que l'on nomme désormais DIU (dispositif intra-utérin) car le terme "stérilet" a cette connotation de "stérilité" et du coup a fait circuler l'idée qu'il était réservée aux femmes qui ont déjà eu des enfants, alors que c'est archi faux.  Bref, les moyens sont vraiment là pour éviter une grossesse vraiment non désirée. Reste à communiquer là dessus, car c'est encore loin d'être au point niveau information.

J'ai précisé "vraiment" non désirée car il y a une dimension psychique forte à prendre en considération dans le problème des IVG. Il y a en effet beaucoup de femmes dont le désir sexuel est motivé par le désir de grossesse, savoir si elles seraient capables d'être enceinte...mais qui ne se l'avouent pas réellement, et oubliant leur pilule, ont des relations non protégées dans ce but plus ou moins conscient d'être enceinte. Mais si la grossesse survient, alors elles réagissent souvent en rejetant celle-ci. Il y a aussi l'environnement familial et l'éducation qui jouent un rôle prépondérant dans la manière d'appréhender la procréation, aussi bien chez l'homme que chez la femme. Certaines personnes n'imaginent pas possible d'être enceinte au premier rapport, par exemple. Concevoir c'est simple en fait, la plupart du temps, mais gérer une grossesse et un bébé à naître, c'est autre chose...c'est une explication à tant d'IVG, mais il n'est pas facile de changer les esprits des gens. Faire l'amour ne requiert pas de réflexion particulière, mais élever un enfant, c'est tout le contraire, il est certain que cela on ne pourra pas le changer...mais on pourrait améliorer la prise de conscience pour éviter ces IVG bien trop nombreuses.

Pour cela, je pense qu'il faudrait que la société commence par avoir plus d'estime envers les embryons, ils sont souvent considérés comme de simples amas de cellules appartenant au corps qui les porte (sauf quand il s'agit de mère porteuse, bien sûr...j'y viendrai après). Or, aucun adulte ne voudrait appartenir à quelqu'un d'autre. Pourquoi aurait-il appartenu à quelqu'un avant même de naître alors ? Quelqu'un qui aurait décidé de vie ou de mort sur lui. Le coeur d'un embryon bat dès le 21ème jour environ de gestation. Cette vie ne mérite-t-elle pas plus d'égards qu'une IVG ? Pourquoi toujours voir le pire, une grossesse et un enfant ne sont pas un fardeau et peuvent s'accomoder aux aléas de la vie, et si vraiment la situation ne le permet pas, il faut voir si l'on peut recourir à l'adoption, quand on sait que dans la grande majorité des cas, on peut éviter ces grossesses non désirées et condamnées à l'IVG.

Parallèlement à ces IVG nombreuses, s'est développée depuis les années 80 la procréation médicalement assistée. La fécondation in vitro permet à des couples infertiles d'avoir un enfant, cela est tout à fait louable. Par contre, le cas des mères porteuses est pour moi une dérive totale vers le déni de l'embryon et de son droit à avoir une famille et une histoire. Ca le réduit à un produit fabriqué par l'homme pour sa propre satisfaction. Je trouve que la vie a une part de mystère et une spontanéité qu'on aurait dû respecter, mais on veut tout contrôler, tout décider. La loi sur l'IVG n'est pas pour moi synonyme de liberté et d'épanouissement, elle a permis de ne pas avoir à se préoccuper de réduire les grossesses non désirées mais plutôt d'avoir une pseudo-solution à une problématique complexe, pseudo-solution présentée comme un progrès social notamment par les féministes décérébré(e)s. 

 

 

Kitu, le mercredi 29 août 2012, en 407 caractères.

Je veux bien croire que certaines femmes avortent pour oui ou pour un non et que donc c'est assez moche d'interrompre une grossèsse. Mais comment aller contre le choix d'une femme qui ne veut pas de son futur enfant ?

Je vois mal comment nous pourrions établir des règles pour autoriser ou non un avortement. C'est uniquement en responsabilisant les femmes que nous pouvons arriver à réduire le nombre d'IVG.

ballerine, le mercredi 29 août 2012, en 52 caractères.

En conclusion, il y a trop de femmes irresponsables.


Notation :


Vous êtes plutôt d'accord avec ?
ballerine 10 - 5 Kitu
Qualité générale de ce débat ?
1 - 2 - 3 - 4 - 5


Commentaires :


Inscrivez vous et connectez vous pour commenter.